Le Grand Prix de Thaïlande, première manche du MotoGP 2025, a démarré ce vendredi à Buriram dans une tempête de controverses, et Pecco Bagnaia (Lenovo Ducati) en a été l’épicentre. Attendu comme favori pour la pole, le champion a vu sa séance d’essais virer au cauchemar, relégué hors du top 10 et contraint d’en passer samedi par la Q1. Entre drapeaux jaunes mal gérés et un accrochage avec Franco Morbidelli, sa frustration a explosé, avec la Direction de Course dans son viseur.
Le Grand Prix de Thaïlande a été le théâtre d’une journée d’essais pour le moins tumultueuse pour Pecco Bagnaia, champion du monde en titre. Entre erreurs de signalisation et un incident avec Franco Morbidelli, le pilote Ducati a vu ses chances de réaliser un bon chrono compromises. Sa colère, dirigée principalement contre la Direction de Course, était palpable.
Tout a basculé lors de la dernière tentative de Bagnaia pour améliorer son temps. Alors qu’il attaquait son tour rapide avec des secteurs prometteurs, il a été contraint d’éviter Franco Morbidelli, qui roulait lentement au milieu de la piste au virage 5. Cette manœuvre l’a empêché de réaliser un temps compétitif. Bagnaia n’a pas caché sa frustration, adressant un geste de reproche à Morbidelli, qui a quant à lui pointé du doigt d’autres pilotes ralentissant également.
Malgré ce contretemps, Bagnaia a réalisé un temps de 1’29.492, suffisant pour se classer dans le top 10. Cependant, la Direction de Course a annulé ce temps en invoquant la présence d’un drapeau jaune. « Les 15 dernières minutes de la séance ont été un véritable chaos », a déclaré Bagnaia, visiblement en colère.
Bagnaia a exprimé son mécontentement envers la gestion des drapeaux, qu’il juge désorganisée et incompétente. « Ils ont déployé le drapeau jaune du virage 8 au virage 3, sans aucune raison », a-t-il dénoncé. Le pilote italien a également critiqué le fait que, malgré la reconnaissance de l’erreur par la Direction de Course, son temps n’a pas été rétabli. « Ils ont admis l’erreur, mais ils n’ont pas voulu me rendre mon temps », a-t-il déploré.
Le désordre autour des drapeaux a semé la confusion parmi les pilotes. « C’était le chaos, parce qu’ils donnaient et reprenaient les drapeaux jaunes et verts. Les commissaires ne savaient pas comment activer les drapeaux et ils ont commencé à appuyer sur tous les boutons », a-t-il déclaré avec indignation.
Pecco Bagnaia : « je suis plus en colère contre la Direction de Course que contre Morbidelli »
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, Bagnaia n’en veut pas particulièrement à Morbidelli. « Avec Franco, la seule chose qui s’est produite, c’est que lui et deux autres pilotes, Joan Mir et Miguel Oliveira, étaient beaucoup plus lents. Je suis plus en colère contre la Direction de Course que contre Morbidelli », a-t-il expliqué. Il a également noté que Simon Craffar, le nouveau président du panel des commissaires, comprenait la situation mais n’était pas en mesure de revenir sur la décision. « Ce type d’incidents relève davantage de la responsabilité de la Direction de Course que de celle de Simon Craffar », a-t-il ajouté.
Face à la controverse, Mike Webb, le directeur de course, est intervenu pour clarifier la situation et assumer la responsabilité. Il a expliqué que l’annulation du tour de Bagnaia était due à une signalisation incorrecte : « la Direction de Course a déterminé que le drapeau jaune a été présenté à tort dans le tour qui a été annulé pour Bagnaia. Cela était dû à une erreur humaine. Nous sommes vraiment désolés de cette situation malheureuse et de l’impact qu’elle a eu sur le week-end de Pecco. »
Webb a également précisé que les règles empêchent de récupérer un tour une fois qu’il a été annulé, même en cas d’erreur évidente. « Lorsqu’un pilote dépasse avec le drapeau jaune déployé, son tour est automatiquement annulé. Cela a affecté plusieurs pilotes aujourd’hui, mais malheureusement c’était le tour le plus rapide de la séance pour Bagnaia. »
Malgré les déboires, Bagnaia a souligné les aspects positifs de sa journée. Il a assuré que son rythme n’était pas loin de celui de son nouveau coéquipier, Marc Marquez. « Ce matin, je n’ai pas réussi à faire un bon tour lors de la première sortie, mais l’après-midi, j’étais content. Je n’étais que deux dixièmes plus lent que Marc. Nous avons réduit l’écart avec lui », a-t-il conclu.
Alors que la polémique enfle, Bagnaia reste concentré sur l’objectif : performer lors des qualifications et de la course. Avec un rythme prometteur et une détermination intacte, le pilote italien compte bien faire oublier cette journée chaotique et retrouver sa place parmi les leaders. On peut s’attendre à un week-end riche en rebondissements, où Bagnaia cherchera à prendre sa revanche.
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— MotoGP™🏁 (@MotoGP) February 28, 2025
MotoGP, Thaïlande J1 : chronos