pub
Raul Fernandez

Le Grand Prix des Amériques n’a pas marqué un tournant pour Raul Fernandez. Le pilote espagnol de l’équipe TrackHouse Racing continue de chercher la bonne alchimie, tant sur la piste que dans sa tête. Douzième à l’arrivée après s’être élancé de la 19e position, Fernandez a une nouvelle fois été battu par son coéquipier, le rookie japonais Ai Ogura, qui a terminé neuvième avec onze secondes d’avance.

Plus que le résultat brut, c’est le sentiment d’impuissance qui ressort dans les mots du Madrilène. « Je suis content de la moto, comme toujours, mais je dois être plus détendu. J’ai commis beaucoup d’erreurs, y compris celle du samedi. Elle ne m’a pas aidé le dimanche, parce que je ne me sentais pas bien avec mon épaule dans les six derniers tours », a-t-il confié, frustré de ne pas avoir pu exploiter son potentiel.

Fernandez reconnaît que la pression joue un rôle majeur dans ses contre-performances. « Tout est prêt, la moto fonctionne, mais je fais des erreurs dans les moments compliqués. Je suis encore tombé, et ce genre de chose n’aide pas à restaurer la confiance », explique-t-il, lucide mais en quête de solutions personnelles.

Le chaos au départ de la course, marqué par les changements de moto en dernière minute et une communication floue de la direction de course, n’a rien arrangé. « Je n’ai pas bien compris ce qui se passait.

233223

Raul Fernandez : « j’ai vu tout le monde retourner aux stands et j’étais perdu »

Il ajoute : « mon chef mécanicien m’a dit qu’on ne pouvait pas changer de moto. Il m’a dit de faire au moins un tour avant de prendre une décision, alors je suis resté. Ensuite, j’ai vu tout le monde retourner aux stands et j’étais perdu. Je ne savais pas quoi faire », raconte Raul, visiblement désorienté par la situation.

Face à cette spirale, le pilote espagnol sait qu’il doit agir sur lui-même. « Je dois faire plus de yoga, être plus détendu. Je mets trop de pression sur mes épaules. Je dois réfléchir à comment retrouver un état d’esprit plus serein. Personne ne peut le faire à ma place. »

Tout n’est pas noir, cependant. Fernandez estime avoir progressé physiquement par rapport à l’an dernier, et souligne que son rythme de course, sans être exceptionnel, lui permet de rester dans le groupe. « Ce n’est pas un rythme de top 5, mais on est dans le milieu du peloton. Ce n’est pas un désastre. »

Mais pour passer un cap, il lui faudra plus que du rythme. Il lui faudra surtout retrouver de la sérénité, de la confiance, et une meilleure lecture des moments-clés d’un week-end. Car en MotoGP, le mental peut parfois être aussi décisif que la mécanique.

Raúl Fernández, MotoGP

Course MotoGP GP des Amériques : classement

4334

Classement général MotoGP après Austin :

3443

 

 

 

Tous les articles sur les Pilotes : Raúl Fernández

Tous les articles sur les Teams : Trackhouse Racing Aprilia