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Alex Marquez

Le MotoGP 2025 offre un scénario inédit : Alex Marquez, souvent relégué au rang de « petit frère de Marc », trône en tête du championnat après trois courses, avec 87 points. Sa régularité – podiums en Thaïlande (3e), Argentine (2e) et Austin (2e) – contraste avec le zéro texan de Marc (86 points), victime d’une chute alors qu’il dominait au COTA. Pour la première fois, Alex mène le classement mondial, une révolution personnelle après des années à vivre dans l’ombre de l’octuple champion. Entre eux, pas de guerre fratricide, mais une rivalité saine et féroce qui électrise la saison.

Pendant plus d’une décennie, Marc Marquez a dominé le MotoGP comme un seigneur intouchable. Les rivaux se succédaient, les titres s’empilaient, mais à la maison, dans l’ombre discrète de Cervera, un autre Marquez grandissait.

Aujourd’hui, le petit frère est devenu un adversaire. Et pas n’importe lequel : le leader du championnat du monde. Une claque symbolique. Une onde de choc dans le paddock. Le plus ironique ? Marc lui-même l’avait vu venir. Il l’avait prédit en 2024, quand Alex commençait déjà à le devancer en fin de saison. Mais le dire, ce n’est pas le vivre. Et à Austin, quand Marc est allé au tapis et qu’Alex est monté sur le podium, le MotoGP a changé de décor : pour la première fois, ce n’est plus le nom de famille qui divise les deux frères, c’est la hiérarchie.

Alex et Marc Márquez

Marc Marquez : « Alex sait que je suis fait de chair et de sang. Il m’a vu souffrir à la maison, quand j’étais malade »

Et ça pique. Parce qu’Alex ne respecte plus les codes. Il ne joue plus le rôle du gentil cadet. Il attaque. Il ose. Il gagne. Et surtout, il ne craint plus personne — pas même son frère. Marc l’a avoué sans détour : « c’est lui qui me connaît le mieux, et c’est aussi celui qui a le moins de respect pour moi. » Il ajoute : « si Alex avait eu un blocage, il n’aurait pas pu mener la course en Thaïlande ou en Argentine, avec un pilote comme moi juste à côté de lui, sans commettre la moindre erreur. Pas une seule. Il n’a jamais perdu sa concentration ».

Traduction ? C’est lui qui ose l’affronter sans trembler. Parce qu’il l’a vu blessé. Parce qu’il l’a vu fragile. Et qu’il a compris que derrière la légende, il y avait aussi un homme… « C’est aussi celui qui sait que je suis fait de chair et de sang. Il m’a vu souffrir à la maison, quand j’étais malade » rappelle l’illustre ainé.

Cette guerre fratricide n’est pas un conflit de haine. C’est une lutte d’ego, de talent, de reconnaissance. « Mon frère est un travailleur né. Il est dans une bonne dynamique, et je l’ai dit et je le répète : il me battra dans plus d’une course, plus de deux, et plus de trois », prédit Marc sur motosan à propos de son frère. « Il n’est pas champion du monde Moto2 et Moto3 par hasard. Et il n’a pas obtenu tous ces podiums par hasard. Il faut que tout soit à sa place. Mais quand cela arrive, il est capable d’aller très vite ».

Pour Alex, c’est l’opportunité de redéfinir son nom. Pour Marc, c’est une bataille contre le temps, contre les erreurs, et désormais… contre le sang. Et si le titre MotoGP 2025 ne se jouait pas entre deux écuries, mais entre deux frères, deux caractères, deux histoires entremêlées ? Cette saison, Marc Marquez n’aura pas besoin de regarder à sa gauche, ni à sa droite. Il devra regarder dans le miroir. Et ce miroir a un prénom : Alex.

Alex Marquez Marc Ducati MotoGP

 

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