Le Grand Prix des Amériques 2025 a offert un moment de gloire discret mais retentissant pour Jack Miller et Pramac Yamaha. Dans le chaos texan – départ avorté, conditions piégeuses, chute de Marquez –, l’Australien a surgi avec une 5e place éclatante sur sa M1, signant le meilleur résultat des pilotes Yamaha au COTA. Pour Gino Borsoi, directeur de l’équipe, cette percée au troisième Grand Prix de l’ère Pramac-Yamaha est une quasi-victoire, un signe tangible des progrès d’un projet audacieux lancé après 20 ans avec Ducati. Miller, en père de famille et ex-futur has-been, revient dans l’élite, et Borsoi ne cache pas sa joie.
Au milieu du chaos du Grand Prix des Amériques, un moment clé est passé presque inaperçu : le retour de Jack Miller aux avant-postes du MotoGP, cette fois au guidon de la Yamaha M1. Cinquième à l’arrivée, l’Australien a offert à Pramac Yamaha son meilleur résultat depuis le début de leur nouveau partenariat, et le directeur de l’équipe, Gino Borsoi, n’a pas caché sa satisfaction.
Après avoir atteint les sommets avec Jorge Martin et Johann Zarco, l’équipe indépendante italienne a tourné une page majeure en mettant fin à plus de 20 ans de collaboration avec Ducati. Dès le lendemain de la finale, elle passait officiellement dans le camp de Yamaha, entamant une nouvelle ère avec Jack Miller et Miguel Oliveira.
Et à Austin, lors du troisième Grand Prix de cette nouvelle ère, c’est Miller qui a signé la première véritable percée en course. Profitant de conditions piégeuses, mais aussi de sa capacité à improviser, le pilote australien a brillamment mené la M1 jusqu’à la cinquième place, dans un week-end qui aurait pu être celui de tous les doutes.
« Terminer dans le top 5 avec une toute nouvelle moto pour l’équipe, c’est presque comme une victoire », a commenté Borsoi. « C’était un week-end incroyable, avec d’excellents résultats pour nos deux pilotes ».
Gino Borsoi : « Yamaha et Pramac avancent dans la bonne direction »
Au-delà du classement brut, l’équipe retient surtout le bond en performance : « l’écart entre Miller et le vainqueur Pecco Bagnaia n’était que de 11 secondes, contre 22 l’année précédente pour une Yamaha. Cela montre que nous avons divisé notre retard par deux. C’est un signal fort que Yamaha et Pramac avancent dans la bonne direction », a insisté Borsoi, soulignant sur Speedweek la régularité et l’implication de Miller tout au long du week-end : « Jack est tout simplement exceptionnel : il s’est investi corps et âme dans la course et a maintenu un rythme remarquablement régulier ».
Ce résultat prend une dimension encore plus importante alors que Miguel Oliveira est toujours en convalescence, remplacé par Augusto Fernandez, qui a lui aussi rallié l’arrivée malgré des conditions difficiles.
Même Fabio Quartararo, pourtant référence chez Yamaha, termine cette fois à 18 secondes du leader, un progrès modeste mais notable face à l’écart de 22 secondes qu’il accusait l’an passé face à Viñales.
Pour Yamaha, l’étape d’Austin marque une lueur d’espoir. Et à l’approche du Grand Prix du Qatar, sur un tracé comme Losail plus prévisible avec la M1, les attentes montent. L’objectif reste clair pour la coentreprise Pramac-Yamaha : quitter au plus vite la dernière place au classement des constructeurs et s’installer durablement dans le top 5. À Austin, Jack Miller a montré que c’était possible.
The Thriller can be proud! P5 for @jackmilleraus 🤙#AmericasGP 🇺🇸 pic.twitter.com/Z9kCwsny0J
— MotoGP™🏁 (@MotoGP) March 30, 2025
Course MotoGP GP des Amériques : classement
Classement général MotoGP après Austin :