Alors que le paddock MotoGP conservait une atmosphère détendue avant le Grand Prix des Amériques, Fabio Quartararo s’est retrouvé au centre d’une séquence aussi drôle que révélatrice. Ce moment, digne d’une sitcom, a mis en lumière non seulement l’esprit de camaraderie entre les pilotes et les membres des équipes, mais aussi la reconnaissance de la réalité technique qui distingue les motos de certaines équipes, notamment Yamaha et Ducati…
Tout commence lorsque Paolo Campinoti, patron de l’équipe Pramac, joue les intermédiaires dans une vidéo diffusée par motogp.com. Il contacte Davide Tardozzi, le manager emblématique de Ducati, pour lui annoncer : « Quartararo te cherchait. Il m’a dit qu’il voulait aussi venir avec toi. Il a vu l’affection que tu as pour Marquez et il espère que tu auras la même affection pour lui. »
Face à Tardozzi, Quartararo ne peut s’empêcher de formuler une requête pleine d’humour mais significative : « puis-je avoir un peu de grip ?« , faisant ainsi référence aux difficultés de sa Yamaha M1 à rivaliser avec les Ducati.
La réponse de Tardozzi ne se fait pas attendre : « nous en avons deux sacs. » Gino Borsoi, directeur d’équipe chez Pramac, enchaîne aussitôt : « ils le vendent au kilo. » Tardozzi conclut en riant : « C’est cher… ça coûte et ça grimpe comme l’or. »
Grip banter from an unlikely quartet 😂#AmericasGP 🇺🇸 pic.twitter.com/ZTXih8egO0
— MotoGP™🏁 (@MotoGP) March 27, 2025
Fabio Quartararo : « dans la perspective de 2027, je suis ouvert à d’autres options si le projet Yamaha n’avance pas »
Cette scène légère cache une réalité plus sérieuse. Quartararo avait récemment laissé entendre qu’il pourrait envisager d’autres options si Yamaha ne progressait pas suffisamment d’ici 2027. « Dans la perspective de 2027, je suis ouvert à d’autres options si le projet Yamaha n’avance pas« , avait-il déclaré quelques jours plus tôt sur GP Racing.
Derrière les rires et les plaisanteries, cette séquence illustre parfaitement l’écart technique actuel entre Ducati et ses concurrents, tout en montrant que les relations entre pilotes et équipes restent bon enfant malgré la féroce compétition sur la piste.
Quartararo, quant à lui, continue de chercher désespérément ce précieux grip qui lui permettrait de rivaliser à armes égales. En attendant, cette scène humoristique restera comme l’un des moments les plus décontractés de ce week-end de course.