Nombreux sont les pilotes
de Moto2 et Moto3 à ne compter qu’une saison ou deux dans leur
catégorie, voire même à totalement débuter cette année. Certains
progressent très vite et voient leur nom apparaître de plus en plus
souvent en haut du classement. D’autres font leurs premiers pas et
découvrent le Championnat du Monde. Bien qu’ils soient discrets,
ces jeunes pilotes travaillent dur et à Paddock-GP, nous les avons
remarqués.
Nous sommes donc allés à leur rencontre afin d’en apprendre
plus sur eux, sur leur parcours et sur leurs objectifs afin de vous
les présenter.
Pour ce quatrième épisode, nous avons rencontré l’Espagnol
Alonso López, qui est arrivé cette année en Moto3 et qui évolue
actuellement au sein du team Estrella Galicia 0,0 aux côtés d’Arón
Canet.
Alonso, peux-tu te
présenter rapidement ?
Je m’appelle Alsonso López et je roule en Championnat du Monde
Moto3 dans le team Estrella Galicia 0,0. Je suis né à Madrid, la
capitale de l’Espagne, le 21 décembre 2001. J’ai un petit frère de
quatre ans et une petite sœur de deux ans.
A quel âge as-tu commencé à
rouler ?
Mon père était pilote et a roulé en Championnat d’Espagne. Il m’a
donc acheté une moto lorsque j’étais petit et j’ai commencé à
rouler comme cela, à trois ans, avant de courir en compétition à
l’âge de cinq ans.
A quels championnats as-tu
participé avant d’arriver en Mondial ?
J’ai commencé par le motocross, de cinq à huit ans. Je suis ensuite
passé à la vitesse à neuf ans. J’ai alors couru en mini motos et en
pit bikes. De dix à douze ans j’ai roulé en Championnat d’Espagne
80cc. L’année d’après je suis passé chez Monlau et ai été champion
d’Espagne pré Moto3, puis je suis arrivé à quatorze ou quinze ans
en CEV dans le Junior Team Estrella Galicia 0,0. J’ai terminé
cinquième la première année, en 2016, puis troisième la seconde, en
2017, et mes résultats m’ont permis d’arriver en Mondial au sein de
la même équipe cette année.
Tu es arrivé dans le
Championnat du Monde Moto3 cette année. Comment se passe ta saison
?
Cette saison passe extrêmement vite ! C’est une expérience
incroyable qui me permet d’apprendre énormément. Je sens que je
grandis, aussi bien en tant que pilote qu’en tant que personne. Je
sens également que depuis quelques courses je commence enfin à y
croire et je peux envisager de viser le top 10, ce qui me manque à
l’heure actuelle. Autant il y a des courses où j’ai été à l’aise et
dans le groupe de tête comme l’Argentine, Jerez, Barcelone ou
l’Allemagne, autant il y en a d’autres comme l’Autriche ou Assen où
j’ai eu plus de mal. Au final c’est relativement normal. En tant
que rookie il faut du temps pour apprendre tous les circuits, mais
à présent je pense que nous pouvons créer la surprise.
Quelle est, selon toi, la chose la plus difficile en
Championnat du monde ?
Arriver sur un circuit que l’on ne connaît pas et devoir y être
rapide tout de suite.
Quels sont tes objectifs
pour cette année ?
Me professionnaliser comme pilote et progresser sur les points que
je viens d’aborder afin de faire un bond en avant conséquent et
créer la surprise en fin de saison.
Découvrez les épisodes précédents :
Episode 1 : Andrea Locatelli / Episode 2 : Dennis Foggia / Episode 3 : Iker Lecuona